À quoi ressemble le fitness en 2026 ? Qu’attendent ses pratiquants ? Comment les clubs de sport peuvent-ils se mettre au diapason des envies de leurs adhérents ? Mieux, comment peuvent-ils les anticiper ?
Comprendre les nouveaux enjeux et saisir l’évolution des comportements sont le meilleur moyen de fidéliser une clientèle et d’attirer de nouveaux membres.
Le monde change, vos adhérents et votre salle de fitness aussi. C’est ce que nous allons décrypter à travers 7 tendances clés.
1. Le JOMO : il s’applique aussi aux entraînements… et c’est une très bonne chose !
- Le JOMO, ça vous parle ?
Il y avait jusqu’à présent le FOMO : la peur de manquer quelque chose (Fear Of Missing Out), autrement dit l’angoisse de passer à côté d’un événement. Le JOMO, qui désigne la joie de manquer quelque chose (Joy Of Missing Out), prend son contrepied. Au lieu de regretter de ne pas être sorti de chez soi, on s’en félicite et on savoure sa tranquillité. Le JOMO symbolise le choix de privilégier son bien-être personnel et de trouver de la joie dans le moment présent.
- JOMO et sport : le choix de s’écouter
Insuffler l’esprit du JOMO dans sa salle de fitness, c’est faire passer l’attention à soi et la santé mentale en premier. Aujourd’hui, on sait que le repos et la récupération sont nécessaires à une progression durable. On sait aussi que des mouvements à plus faible intensité sont importants pour compenser des entraînements intensifs. Le JOMO, en fitness, c’est accepter d’en faire moins, mais pour durer et se sentir mieux dans son corps comme dans sa tête.
2. Le bien-être : oui, il a pleinement sa place dans une salle de fitness !
- Quand le trop se fait l’ennemi du bien
Et si vous incitiez vos membres à lever le pied de temps en temps ? L’idée, a priori, est anti-intuitive, mais a priori seulement. Tous les clubs voient certains nouveaux adhérents se lancer dans un rythme effréné à leur inscription, puis se « cramer », se dégoûter et ne plus revenir. Cette « surcharge mentale » et cette pression peuvent aussi concerner vos adhérents fidèles, ceux qui suivent de manière obsessionnelle leurs résultats et ont toujours un œil sur leur montre connectée pour vérifier leurs indicateurs de santé.
- Quels programmes choisir pour du bien-être en fitness ?
On vient dans un club de fitness pour se faire du bien… Prenons cet objectif à la lettre ! Les salles de sport ont un vrai rôle à jouer dans la quête du bien-être, et une place à prendre. Beaucoup de membres affirment que leur entraînement est un élément essentiel, voire le plus important, de leur arsenal bien-être. En élargissant votre offre de séances dédiées (BODYBALANCE, LES MILLS PILATES, LES MILLS YOGA), vous répondez à un vrai besoin et éloignez l’épuisement. Vous orientez vos membres vers de nouvelles pratiques, vous apportez de la variété dans leurs routines et vous vous ouvrez à de nouveaux publics, ceux qui pensent souvent que le sport n’est pas pour eux.
3. La communauté : faites de votre salle de fitness un « social club »
Le dernier rapport d’ABC Fitness révèle que 73% des membres de clubs affirment que la communauté joue un rôle crucial dans leur motivation et leur assiduité. Il souligne que « les membres s’inscrivent pour des raisons de santé, mais restent pour le lien social. » Et les études le montrent : les adhérents qui participent aux cours collectifs restent inscrits plus longtemps que ceux qui pratiquent seuls.
Le lien social, c’est aussi bien l’émulation de groupe que la relation avec le coach, avant, pendant et après la séance. Les entraînements doivent devenir de véritables expériences, des moments forts et appréciés de la semaine, où l’esprit de communauté se ressent pleinement. C’est le succès des cours en petits effectifs avec coaching au sol (LES MILLS GRIT, LES MILLS STRENGTH DEVELOPMENT…), des cours en studio (LES MILLS CEREMONY, LES MILLS RPM, LES MILLS SPRINT…) ou encore des phénomènes comme le HYROX.
4. La musculation : elle revient en force !
- Muscle et force : un enjeu pour tous les profils
Le renforcement musculaire est un sujet qui touche tout le monde, à tout âge. Améliorer sa force globale et sa force fonctionnelle est clé pour garder son corps en bonne santé. C’est d’autant plus important avec l’âge (qui engendre une perte de masse musculaire), au moment de la ménopause, quand on veut perdre du poids, pour éviter des blessures… Bref, se muscler n’est pas qu’esthétique, c’est aussi et surtout bon pour la santé, et c’est un sujet de plus en plus connu et documenté scientifiquement.
- De meilleurs programmes pour mieux se muscler
La demande grandit autour des programmes d’entraînements musculaires, et le niveau d’exigence des membres aussi. C’est dans cette optique que Les Mills a lancé, fin 2025, BODYPUMP HEAVY. Conçu pour rendre l’haltérophilie accessible au plus grand nombre et motivante grâce à la musique et à l’énergie décuplée du collectif, ce cours offre une variante à BODYPUMP. Grâce à son panel d’options et à l’adaptabilité des charges, ce programme réunit tous les profils : débutants, adeptes de l’espace machines, férus de BODYPUMP…
5. Le jumeau numérique : il est dans les starting-blocks
Le jumeau numérique, ce n’est pas nouveau… On en parle depuis les années 60. Il arrive doucement dans le secteur de la santé et on attend avec impatience sa mise à disposition auprès du grand public.
Le jumeau numérique consiste en une réplique virtuelle d’une personne, créée à partir de ses données corporelles issues d’objets connectés (montre, capteurs, balances…), d’analyses de santé et de son suivi alimentaire. Il peut surveiller en continu des données physiologiques telles que la fréquence cardiaque et la glycémie, les analyser pour simuler des performances, puis fournir des recommandations en temps réel pour l’entraînement, la nutrition et la récupération.
Cette technologie pénètre peu à peu le monde du fitness : partenariat entre TwinHealth et Peloton, plateforme Gym Twin de TwinLabs…
On attend qu’elle arrive en France…
6. L’optimisation des espaces : chaque m² compte
Quels sont les lieux de votre club les plus fréquentés ? Où perdez-vous de l’espace ? Comment mieux orienter vos flux d’adhérents ? Comment gagner de l’espace sans agrandir ou déménager ?
Là où une salle de fitness dépense le plus, c’est dans ses locaux, d’où la nécessité d’optimiser le rendement de chaque mètre carré. Pour ce faire, vous regarderez les espaces, leur fonction et leur fréquentation. L’idée est de privilégier les espaces aux plus forts rendements, c’est-à-dire les plus utilisés, mais aussi les plus occupés par les MVP, vos supers-adhérents, ceux qui sont fidèles, réguliers et vous recommandent.
7. La reconnaissance : le fitness commence à être apprécié à sa juste valeur !
La forme, et par là même le fitness, est un sujet qui commence à intéresser les politiques, et donc à avoir la reconnaissance qu’il mérite dans la société. Aujourd’hui, le discours qui promeut la nécessité de l’activité physique et sportive est enfin audible. On ne peut que s’en réjouir ! On parle désormais de prévention par le sport, mais aussi d’accompagnement dans la guérison.
En France, cette prise de conscience s’est concrétisée par l’agrément Sport Santé et l’APA (activité physique adaptée). Les médecins peuvent désormais proposer du sport sur ordonnance. Les salles avec des coachs agréés « Sport Santé » accueillent ainsi des personnes ayant une pathologie (maladie ou blessure) et les accompagnent pour se sentir mieux grâce à des séances et exercices adaptés.
Découvrez l’exemple du club United Form’ à Rouen.
Partout dans le monde, les lignes bougent et les professionnels du fitness commencent à être enfin entendus.